La première fusée imprimée en 3D, Terran 1, a finalement décollé.

Il est indéniable que l’impression 3D a révolutionné de nombreux domaines, de la médecine à l’ingénierie en passant par la mode et l’art. Mais le lancement de la dernière création dans ce domaine est sans aucun doute l’un des événements les plus époustouflants à ce jour : la fusée 3D. Cette innovation révolutionnaire est non seulement un exploit technique remarquable, mais elle ouvre également la voie à de nouvelles possibilités pour l’industrie de l’impression 3D.

D’ailleurs, si vous débutez dans l’impression 3D, n’hésitez pas à consulter nos différents articles Conseils Impression 3D.

Dans cet article, nous allons revenir sur une actualité marquante : le lancement de la fusée Terran 1 le 23 mars dernier, dont le projet a été baptisé « Good Luck, Have Fun », Ce lancement avait cependant connu un premier échec deux semaines auparavant.

Un projet prometteur pour l’avenir ?

La société californienne Relativity Space a accompli un véritable exploit : faire décoller la toute première fusée presque entièrement imprimée en 3D. Ce lancement prouve au monde entier que cette technologie encore méconnue par la majorité s’avère tout à fait viable et devrait offrir à l’avenir un grand nombre d’opportunités dans tous les domaines.

La société affirme que grâce à ses imposants robots d’impression 3D, le nombre de pièces nécessaires pour construire une fusée est divisé par 100 par rapport aux méthodes traditionnelles. De plus, elle souligne la rapidité de cette technologie. Cela permet de construire une fusée de la matière première au produit fini en seulement 60 jours.

Terran 1 mesure 33,5 mètres et mesure un peu plus de 2 mètres de diamètre. Le premier étage comprend neuf moteurs, également imprimés en 3D. Il pourrait même s’agir de la plus haute structure métallique jamais construite ayant été imprimée en 3D, si l’on en croit en tout cas les dires des fabricants.

Une véritable prouesse technique

Dans tous les cas, ce lancement est assez remarquable. En effet, la fusée 3D Terran 1 a notamment pu dépasser Max-Q, c’est-à-dire la contrainte maximale exercée sur la fusée. De ce fait, les structures imprimées en 3D semblent tout à fait capables de résister à des forces importantes, avec une pression dynamique et une tension qui sont au plus haut. Si ce lancement peut paraître anodin pour certains, il ouvre pourtant la voie à ce qui pourrait être une révolution dans l’industrie du lancement, avec un usage plus répandu de l’impression 3D.

Des débuts pourtant compliqués…

Si la fusée Terran 1 a bel et bien décollé depuis Cap Canaveral, en Floride, tout n’avait pourtant pas été si simple : deux essais de lancement avaient été annulés au dernier moment à cause de problèmes techniques détectés au niveau de la fusée.

Après plusieurs tentatives le 11 mars 2023, l‘entreprise avait été contrainte de reporter à nouveau le lancement de la fusée, qui aura finalement bien décollé douze jours plus tard.

Une semi-réussite ?

Si la première fusée 3D a effectivement pu décoller, la suite ne s’est pas vraiment déroulée comme prévu. En effet, après avoir atteint ce fameux Max-Q, un problème a été détecté au moment de la séparation du deuxième étage de Terran 1, la fusée ayant manqué de puissance pour continuer sa course. Cette anomalie a tout simplement empêché l’appareil d’atteindre son orbite, qui était l’objectif final de l’opération.

Les données collectées grâce à l’envol de cette fusée seront quoi qu’il arrive cruciales pour la suite. On annonce déjà Terran R, la prochaine fusée 3D en préparation. On s’attend à ce que celle-ci soit en mesure de transporter pas moins de 20 000 kg jusqu’en orbite terrestre basse (pour Terran 1, ce chiffre était bien moindre puisque l’objectif initial était de 1 250 kg).

Que faut-il retenir de ce lancement ?

Quoi qu’il en soit, cette opération demeure un nouveau cap de franchi dans le domaine de l’impression 3D. Même si Terran 1 n’est pas allée au bout de sa course, de nombreux autres essais seront menés à l’avenir. Cela ne fut qu’une étape et il faut s’attendre à des résultats beaucoup plus prometteurs, voire révolutionnaires dans les mois et années qui vont suivre.

En outre, la demande de fusées imprimées en 3D pourrait considérablement s’accroître dans les années à venir tant les opportunités sont nombreuses pour l’industrie aérospatiale, que ce soit en termes de coûts et de gains de performance.

C’est tout pour cet article, qui j’espère vous aura plu !

Si l’impression 3D vous intéresse, n’attendez pas pour lire notre article comparatif des meilleures imprimantes 3D en 2023.

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